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LE 30 et 31 MAI LA FRANCE PENITENTIAIRE
TOUJOURS EN GREVE!!!


les Surveillants entament leur

8ème semaine de lutte
LA PENITENTIAIRE UN CHAMP DE RUINE

 

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Les 10 dernières nouvelles


UNE TENTATIVE DE SUICIDE PAR ARME A FEU - par james le 20/05/2012 @ 23:10

Une tentative de suicide par arme à feu

Soupçonnée d'avoir aidé un détenu par amour, elle avait fait une tentative de suicide.

Des textos un peu chauds, une histoire d'amour défendue, l'histoire pourrait être digne d'un roman. Mercredi, une surveillante de prison de l'Yonne, soupçonnée d'avoir fourni un téléphone portable à un détenu par amour, a été mise en examen deux mois après sa tentative de suicide.

En mars dernier, la capitaine Corinne Guenot, chef de détention à la prison de Joux-la-Ville, dans l'Yonne, avait tenté de mettre fin à ses jours avec une arme à feu. Plongée dans un coma thérapeutique, elle n'avait pas pu être entendue par les enquêteurs qui la soupçonnent d'avoir introduit dans la prison un téléphone portable, une carte SIM ainsi que des stupéfiants.

Ces objets avaient été retrouvés dans les cellules de deux détenus - deux hommes d'une vingtaine d'années condamnés à sept et dix ans de détention pour des faits de séquestration, viol ou encore violence, selon les informations de L'Yonne républicaine. Corinne Guenot est soupçonnée d'avoir agit par amour pour l'un des détenus. Des allégations que la surveillante de 43 ans et le prisonnier nient : dans la lettre qu'elle avait laissée au moment de sa tentative de suicide, la surveillante évoquait comme explication à son geste une relation difficile avec sa hiérarchie, sans faire mention d'une liaison amoureuse.

Des textos un peu chauds

Pourtant, les enquêteurs ont retrouvé dans le téléphone portable des photos et des SMS "ne laissant planer aucun doute sur la nature de leur relation", selon L'Yonne républicaine. Des conversations "sans équivoque" entre le détenu et la surveillante avaient également été enregistrées par la police.

Une information judiciaire a été ouverte au mois de mars. Les deux détenus avaient alors été mis en examen. Mercredi, la surveillante a à son tour été placée en examen pour "introduction illicite d'objets, acquisition et détention de produits stupéfiants". Sous contrôle judiciaire, elle a interdiction de se rendre au centre de détention de Joux-la-Ville et d'entrer en relation avec le personnel.

"Le fait d'avoir une relation amoureuse avec un détenu n'est pas une faute pénale pour un surveillant, ça peut être une faute disciplinaire. Ce qu'on peut reprocher à un surveillant, c'est d'introduire des objets", a expliqué le procureur d'Auxerre, François Pérain. L'acquisition et la détention de produits stupéfiants sont passibles de "dix ans d'emprisonnement" et l'introduction illicite d'objets, "avec la circonstance aggravante qu'elle était surveillante, est punie de 3 ans de prison", a-t-il précisé.

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Premier déplacement de Mme TAUBIRA - par TITI le 20/05/2012 @ 21:54

Pour son premier déplacement, Taubira insiste sur la réinsertion des détenus

LE MONDE | 


La garde des sceaux du gouvernement Ayrault a assisté, vendredi, à la finale du Challenge national de basket pénitentiaire au Palais omnisports de Bercy.

Pour sa première sortie en tant que ministre de la justice, Christiane Taubira a misé sur le symbole de la réinsertion. La garde des sceaux du nouveau gouvernement Ayrault a assisté, vendredi 18 mai, à la finale du Challenge national de basket pénitentiaire au Palais omnisports de Bercy.

Tout l'après-midi se sont tenus des matches d'un genre particulier composés d'équipes mixtes : 76 détenus et 60 membres de l'administration pénitentiaire associés trois contre trois. La finale opposait l'équipe de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis à celle de Varces-Grenoble. Dès son arrivée, Christiane Taubira a salué une "belle opération" placée sous le signe de la "confiance et du respect".

"C'est la preuve que les détenus restent des êtres humains et des citoyens", a-t-elle souligné, avant d'ajouter que "cette opération emblématique est le signe que les surveillants restent sensibles à la situation des détenus".

A son arrivée sur les gradins, la ministre a été applaudie et certains ont joué des coudes pour pouvoir la photographier. Christiane Taubira, entourée du directeur de l'administration pénitentiaire Henri Masse, et du directeur général de la fédération nationale de basket, Jean-Pierre de Vincenzi, a suivi le match, qui a fini sur un score serré entre les deux équipes.

A 15 secondes du coup de sifflet final, Fleury marque et arrache la victoire, 8 à 7. La ministre remet rapidement les trophées en fer forgé représentant une équipe de basket, fabriqués par les détenus de Melun. Chaque joueur a droit à une poignée de main.

Dans son discours, Christiane Taubira insiste sur le fait qu'il s'agit "d'un événement important placé sous le signe de la réinsertion. Un exemple comme aujourd'hui avec des matches associant détenus et surveillants montre que nous devons travailler tous ensemble". Dubitatif, un joueur murmure "ça n'existe pas la réinsertion !" Christiane Taubira insiste sur la nécessité "d'améliorer les conditions de vie des détenus".

Quarante minutes après son arrivée, elle quitte le parquet de Bercy. Tout en refusant de dévoiler des détails sur les orientations de son ministère ou la composition de son cabinet, elle s'éclipse en promettant seulement d'effectuerd'autres déplacements similaires.


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LE 16 MAI LA FRANCE PENITENTIAIRE TOUJOURS EN GREVE!!! - par james le 10/05/2012 @ 23:39

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Réponse à la voyoucratie - par james le 02/05/2012 @ 09:39

CENTRE DE DETENTION DE ROANNE
EXIGENCES DES DETENUS...
GRAVES INSULTES AUX VICTIMES

A la suite de l'article de presse paru le 26 Avril 2012 dans le journal « LE PROGRES »,intitulé:
« Les détenus du Centre de détention de ROANNE revendiquent des droits », FORCE OUVRIERE trouve inadmissible et indécent que de telles revendications puissent être mis en avant.
La presse et les médias qui diffusent ce genre de missives, ne peuvent faire que l'apologie du non respect des décisions de justice et du non respect des lecteurs ou auditeurs.
Dans notre société,tout individu a des droits mais tout individu a également des devoirs.La privation de liberté n'est que la conséquence de ce non respect des règles de vie.
FORCE OUVRIERE est scandalisé, et pense en premier lieu aux victimes et aux familles dont les vies ont été brisés par ces détenus qui osent se plaindre, avec un toupet incroyable, par voie de presse et radiophonique.
FORCE OUVRIERE ne peut accepter que les détenus du Centre de détention de ROANNE se plaignent de leur conditions de détention alors que les cellules sont équipées de douches répondant aux règles européennes.
FORCE OUVRIERE est indigné que les détenus se plaignent du manque d'activités socio-culturelles et sportives.
Si les victimes apprenaient que les détenus du Centre de détention de ROANNE ont la possibilité de faire du karting,de la spéléologie,de l'équitation,de l'escalade, du V.T.T., quelles seraient leurs réactions ?
Les services de l'Education Nationale et de Pôle Emploi qui sont à leur disposition pour ceux qui veulent se réinsérer à leur sortie,combien les sollicitent ? Une petite minorité!!!
Combien de détenus,une fois libérés,cherchent du travail? Une grande minorité!!!Car continuer à trafiquer rapporte plus que de travailler pour un grand nombre!!!
FORCE OUVRIERE ne peut admettre que des détenus parlent de travaux dégradants alors que des
monticules que l'on trouve sous les fenêtres,sont jetés par ces mêmes détenus.Ce manque de respect des biens et des personnes permet-il ce genre de revendication ?
Leur faire ramasser ce qu'ils jettent est considéré comme des travaux forcés;cela fait rire!Il faut arrêter ces images d'EPINAL qui véhiculent l'idée que le détenu est maltraité par les surveillants, et pour ceux qui ne connaissent rien à l'univers carcéral que les prisonniers en tenue rayée et le boulet de CAYENNE,c'est fini depuis belle lurette!!!
FORCE OUVRIERE tient à rappeler qu'un Centre de Détention n'est pas un Club Med, qu'il y a des
règles de sécurité à respecter.
Tous les jours ou presque,drogues,portables ou clefs USB sont trouvés en détention et il est donc
important de sécuriser les visites et de pratiquer des fouilles.
FORCE OUVRIERE tient à rappeler également que le Quartier Disciplinaire n'existe que par le
comportement incivique des détenus.
Messieurs les violeurs,messieurs les pédophiles,messieurs les criminels,messieurs les braqueurs de banques,messieurs les trafiquants de drogue et auteurs d'autres délits, pendant que vous y êtes, pourquoi ne demanderiez vous pas l'impunité pour tous vos actes odieux?
EXIGER ON PEUT LE VOULOIR LORSQU'ON A UN COMPORTEMENT SOCIAL HONNÊTE
MAIS PAS QUAND ON EST DETENU AU CENTRE DE DETENTION DE ROANNE
Le 30 Avril 2012

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ON CONTINUE! - par james le 28/04/2012 @ 17:07

Cinquième semaine, le SNP-FO est toujours là !

Entreprit depuis le 4 avril dernier, le Syndicat National Pénitentiaire FORCE OUVRIERE lançait la mobilisation des BLEUS face au comportement méprisable de notre Ministre de tutelle et de son acolyte le Directeur de l’Administration Pénitentiaire.
Après les blocages des établissements, des rassemblements devant la DAP et des différentes DI, sans oublier les visites dans les différents QG des candidats à la présidentielle, les personnels pénitentiaires sous l’élan du SNP-FO sont toujours débout et vaillants malgré des menaces annoncées !

N’en déplaise à certaines personnes qui ne croyaient pas à cette mobilisation, les personnels pénitentiaires ont répondu présent à toutes les dates et aux différentes actions menées dignement et fièrement ! RESPECT !
Nos revendications portant sur les effectifs, l’indemnitaire et le statutaire sont des requêtes légitimes, et les personnels pénitentiaires représentant la troisième force publique de l’Etat feront encore front dés le mois de Mai et plus si nécessaire.

En effet, le Mercredi 2 mai, nous demandons à l’ensemble des établissements Parisiens de bloquer leur établissement, le jeudi 3 mai, nous appelons l’ensemble des personnels à se rassembler sur la Capitale pour rendre visite aux deux derniers candidats pour la présidentielle. Le lieu et l’heure du rendez-vous vous
seront communiqués ces prochains jours.
C’est un combat marathon, le SNP-FO ne pliera pas, l’Union Régionale FO et l’ensemble des
personnels de la DISP de Paris ne lâcheront pas, notre souffrance a assez duré, notre ras le bol doit se faire entendre, nous ne pouvons continuer à travailler dans de telles conditions de travail.
Arrêtons d’être orphelin de notre Gouvernement et de notre Ministère, nous existons, notre profession est pénible et dangereuse, et le laxisme à notre encontre doit être arrêté au plus vite, n’attendons pas un
drame pour réagir !
La vague BLEUE doit anéantir nos bureaucrates et technocrates, le tsunami Pénitentiaire est déclenché depuis
le 4 avril est prendra fin lorsqu’il y aura de vraies négociations autour d’une table avec une corbeille PLEINE !

Le raz de marée pénitentiaire s’intensifie, nous amplifierons nos actions, le BLEU n’est pas mort, que l’ensemble des dictateurs et touristes pénitentiaires réagissent au plus vite, les pénitentiaires formeront un bloc
et une unité sans précédent !

Tous ENSEMBLE devant les établissements le 2 mai, et rendez-vous à la capitale le 3 mai !
Combattre ou mourir, les BLEUS ont décidé !

Pour la région Paris : MAHIEUX David

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MANIFESTATION MA LE PUY EN VELAY - par TITI le 19/04/2012 @ 21:18

Des surveillants manifestent devant la maison d’arrêt du Puy-en-Velay

Publié le 19/04/2012


Social. Hier matin, six surveillants pénitentiaires, sur les 27 que compte la maison d’arrêt du Puy-en-Velay, ont manifesté devant l’établissement. Ils suivaient un mouvement national pour demander plus de personnel et une hausse des salaires.

Des surveillants manifestent devant la maison d’arrêt du Puy-en-Velay
Social. Hier matin, six surveillants pénitentiaires, sur les 27 que compte la maison d’arrêt du Puy-en-Velay, ont manifesté devant l’établissement. Ils suivaient un mouvement national pour demander plus de personnel et une hausse des salaires.

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LA MA DU PUY EN GREVE! - par james le 18/04/2012 @ 16:34

Grève devant la maison d'arrêt du Puy

   

Le personnel de la maison d'arrêt du Puy-en-Velay est en grève ce mercredi 18 avril 2012.
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Les employés, à quatre jours du premier tour de la présidentielle, veulent marquer le coup en témoignant leur grogne au sujet du manque d'effectifs et en demandant un effort sur l'indemnisation.

C'est un mouvement national qui dure depuis trois semaines déjà. Les Altiligériens décident de se joindre au mouvement par solidarité qui dure toute la matinée de mercredi devant la maison d'arrêt du Puy.tongue

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on nous tappe dessus! - par james le 13/04/2012 @ 00:12

Prison de Colmar : 3 blessés dans une bousculade

Une bousculade entre des surveillants bloquant l'accès à la maison d'arrêt et des policiers intervenus a fait 3 blessés

Une bousculade entre une soixantaine de surveillants bloquant l'accès à la maison d'arrêt de Colmar et des policiers intervenus pour les déloger a fait trois blessés, selon le délégué régional FO pénitentiaire et la police.


"On bloquait l'établissement depuis 06H30 mais ça s'est très mal passé avec les forces de l'ordre", a expliqué à l'AFP le responsable syndical FO pénitentiaire, David Daems.  "Ils ont fait usage de la force alors qu'on était mains nues et qu'on faisait preuve d'inertie: on a été gazé, matraqué. Une collègue a même dû être hospitalisée, elle a perdu connaissance après une chute", a-t-il ajouté.  M. Daems a précisé que plusieurs autres surveillants avaient été sérieusement incommodés par les gaz lacrymogènes et avaient reçu des coups.

 La police a également eu deux blessés à déplorer: un fonctionnaire a été touché à un genou et a été lui aussi hospitalisé. Il a une semaine d'arrêt de travail, a précisé le commissaire Cédric Richardet, qui a assisté à l'intervention.  Le second policier a été blessé à un tibia et a eu des points de suture.  "Traditionnellement on a de bons rapports avec les manifestants devant les prisons, ça s'est toujours bien passé les années précédentes", a souligné M. Richardet.  "Là, on a été surpris, certains syndicalistes ont été très véhéments, ils n'ont rien voulu savoir", a-t-il ajouté.

Le commissaire Richardet a réfuté tout coup de matraque mais a convenu que ses hommes avaient dû effectuer un jet de lacrymogène contre une personne qui ne voulait pas obtempérer.  Le syndicat policier Alliance a de son côté dénoncé, dans un communiqué, la "résistance farouche de certains manifestants, occasionnant deux blessés dans nos rangs".  "Il n'est pas tolérable que ce mécontentement se traduise de la sorte", a affirmé Alliance, assurant comprendre "le malaise de ces agents".

Les policiers sont intervenus une première fois vers 08H30, et une deuxième fois vers 11H00.  Les manifestations de surveillants de prisons, qui réclament plus de moyens, ont
repris un peu partout en France, jeudi, avec des barrages devant certains établissements
et des visites aux QG de campagne des candidats à la présidentielle.  Les prisons de Toulouse-Seysses, Meaux-Chauconin, Annoeulin (Nord), Arras et Longuenesse (Pas-de-Calais), Laon (Aisne) ou Liancourt (Oise) ont également été bloquées jeudi matin. AFP

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devenir des agents de la Maison d'Arrêt de Moulins - par nono03 le 12/04/2012 @ 14:43

Moulins le 10 avril 2011
 Force Ouvrière
Un syndicat dans l’action

Ce mardi 10 avril 2012, nous étions à la demande de l’Administration conviés à une réunion au sujet du devenir des agents de la MA Moulins par rapport à la fermeture de cet établissement.

L’Administration débute la réunion en nous indiquant que les travaux dureraient 8 mois soit de novembre 2012 à septembre 2013.

L’administration nous a expliqué que les Mises à Disposition concernées sont sur les établissements de la DI de Lyon et les établissements limitrophes de la DI de Dijon.
Tout en prenant en compte que des surveillants iront renforcer les structures qui accueilleront un surplus de population pénale. Une fois l’exposé terminé, le Syndicat FORCE OUVRIERE a entamé les débats en posant clairement 3 questions :

 Nous voulons connaitre les chiffres de la répartition des effectifs ?
 20 agents sur la Maison d’arrêt pour la garde des murs
 4 ELIF
 15 agents sur la Maison Centrales de Moulins pour combler l’organigramme + 25 agents pour renforcer

Nous sommes fiers de voir que les revendications FORCE OUVRIERE ont été entendu, que la plateforme revendicative, notre travail digne et responsable ai été concrétisé… n’en déplaise à certains, Vive le « mouvement des poussettes » et l’investissement du bureau FO local.

Nous avons demandé conjointement avec l’UFAP la position de l’administration pour le devenir des premiers surveillants et des majors ? QUID de l’Administration…..

 Ensuite nous sommes intervenus pour que les mises à disposition soient ouvertes à l’ensemble du Centre Pénitentiaire, nous nous sommes appuyés sur le fait que les agents sont affectés CP !!!

 Encore une fois l’administration nous a entendus et nous remercions le soutient de la CGT sur ce point. Quant à l’UFAP, le secrétaire local a demandé les critères, ce qui se passe de commentaires…

 L’administration a évoqué d’utiliser les critères de la CAP et que les MAD seraient étudiées lors d’une CAP spécifique.

Puis l’UFAP a rappelé la présence de stagiaires nouvellement affectés qui devaient être prioritaire pour rester sur le CP pour leurs notations…
L’administration a noté ce point…

En bref il restera en débat entre 25 et 30 MAD sur volontariats !!!

 Nous avons enfin exigé de connaitre la liste des établissements proposés pour les agents. L’administration n’a pas été capable de nous donner une liste officielle et a cité les établissements suivants : RIOM, AURILLAC, MONTLUCON, CLERMONT, ROANNE, NEVERS, BOURGES, CHATEAUROUX et SAINT MAUR.

Les membres du syndicat Force Ouvrière malgré les insultes, les haies d’honneur et les menaces ; travailleront toujours pour le bien être de l’ensemble des personnels de Moulins !!!

 Pour Force-Ouvrière/ James VERGNAUD, Michel CHERRUAULT, Pascal THOMAS, Arnaud ROUTTIER, EMMANUEL GAUTHRIN.

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Un policier de la Bac tué dans la nuit - par james le 11/04/2012 @ 17:04

Chambéry : Un policier de la Bac tué dans la nuit

MORT D'UN POLICIER DE LA BAC EN SAVOIE


Un policier de la brigade anticriminalité de Chambéry est mort, dans la nuit, renversé par la voiture de cambrioleurs. Le président-candidat Nicolas Sarkozy a immédiatement réagi.

 
Ce policier était âgé de 32 ans (photo d'illustration)
Ce policier était âgé de 32 ans (photo d'illustration) AFP/PASCAL PAVANI / AFP

Un policier de la brigade anticriminalité (BAC) de Chambéry a été tué vers minuit, dans la nuit de mardi à mercredi, alors qu'il intervenait lors d'un cambriolage à Chambéry, a annoncé le ministère de l'Intérieur.

Agé de 32 ans et père d'une fillette de six ans, ce brigadier-chef a été «délibérément » renversé par un 4x4 Porsche Cayenne, dont le ou les occupants ont pris la fuite. Les policiers étaient intervenus sur un cambriolage avec effraction dans un magasin Darty à Saint-Alban-Leysse, dans la banlieue de la préfecture de Savoie, a-t-on précisé.

Cliquez ici !

Le Porsche Cayenne retrouvé calciné

Un véhicule correspondant à celui utilisé par les malfaiteurs a été retrouvé entièrement calciné dans la banlieue est de Lyon, à Décines-Charpieu, à 100 km de Saint-Alban-Leysse.

Selon Nicolas Sarkozy, le policier, père d'un enfant de six ans et dont la femme est enceinte, a été projeté à plusieurs mètres. Un autre policier a tiré.« En voyant les policiers, le malfrat qui conduisait le véhicule a foncé délibérément, délibérément, c'est un assassinat, sur l'un des policiers », a indiqué M. Sarkozy, interrogé sur France Info, avant de promettre : « Tout va être mis en oeuvre pour récupérer ces assassins ».

En novembre 2011, un policier de 37 ans, membre de la BAC d'Aix-en-Provence, avait été mortellement blessé par un tir de kalachnikov lors d'une course-poursuite avec un gang de cambrioleurs à Vitrolles (Bouches-du-Rhône). C'était le dernier décès en intervention d'un agent de la brigade anticriminalité.

Actu France-Soir / Service Faits Dive
--
Union Interrégionnale FORCE OUVRIERE des syndicats pénitentiaires Rhône Alpes Auvergne
@mail : urfolyon@gmail.com
Tel :04 26 16 10 10
Tel :06 33 09 98 55
http://www.sp-fla-fo-auvergne.fr/





 
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Union Interrégionnale FORCE OUVRIERE des syndicats pénitentiaires Rhône Alpes Auvergne
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Les 5 derniers billets

JUSTICE DES MINEURS - par james

Après la condition pénitentiaire, la permanence de l'antenne des mineurs au palais de justice de Paris. La garde des sceaux, Christiane Taubira, qui a consacré sa première sortie ministérielle, vendredi 18 mai, à un tournoi de basket entre détenus et surveillants au palais omnisports de Bercy, a poursuivi dimanche 20 mai la visite symbolique des lieux dans lesquels la nouvelle majorité entend marquer la rupture avec la politique du quinquennat de Nicolas Sarkozy.

Couloirs étroits, plafonds bas, lumières tristes, bureaux de permanenciers surchargés, la ministre a découvert en milieu de matinée "l'arrière-cuisine" du palais de justice, selon la formule du premier président de la cour d'appel de Paris, Jacques Degrandi.

Au tribunal pour enfants, où elle s'est entretenue avec une représentante du parquet et avec une juge pour enfants, Christiane Taubira a aussi retrouvé une connaissance de longue date, Pierre Joxe, qui assurait ce dimanche la permanence d'avocat commis d'office. Entré au barreau de Paris à sa sortie du Conseil constitutionnel, l'ancien ministre de l'intérieur et de la défense se consacre exclusivement à la défense des mineurs et milite pour le respect de l'ordonnance de 1945, dont les principes fondateurs ont été remis en cause sous le gouvernement précédent.

"REDONNER À LA JUSTICE POUR MINEURS SA SPÉCIFICITÉ"

La réaffirmation de la "primauté de l'éducatif sur le répressif", l'individualisation et l'atténuation de la peine liée à la minorité, et la suppression des dispositions de la loi du 10 août 2011 créant un tribunal correctionnel pour mineurs, figurent parmi les engagements du président de la République, François Hollande, tels qu'il les avait notamment rappelés en avril 2012 dans une lettre adressée à la présidente de l'Association française des magistrats de la jeunesse et de la famille, Catherine Sultan.

Pour la nouvelle garde des sceaux, cette lettre constitue une "feuille de route". "Les mineurs sont des citoyens en devenir, il est nécessaire de redonner à la justice des mineurs sa spécificité", a indiqué Christiane Taubira face à des professionnels manifestement soulagés de voir "les orientations réorientées", selon la formule de Pierre Joxe.

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Publié le 20/05/2012 @ 22:58  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le votre?   Prévisualiser  Imprimer l'article 

Pour mémoire... - par james

Vu d’en haut avec Olivier Maurel – « Une prison ne peut fonctionner qu’avec le consentement des détenus »

Entretien avec le directeur de la centrale de Poissy
> Journal numérique
La direction d’un établissement pénitentiaire, exercice managérial extrême où les erreurs se paient comptant. C’est à la barre de l’inquiétant navire que représente une prison que l’on rencontre Olivier Maurel. Après quatre ans de droit et les concours administratifs, il avait le choix, dit-il, entre la direction d’un hôpital et celle d’un établissement pénitentiaire. Coiffure militaire, physique de sportif, il a choisi la voie où, estimait-il, les décharges d’adrénaline seraient les plus fortement dosées, la pénitentiaire, bien sûr. Vingt et un ans plus tard, les attentes ont été comblées, et même au-delà. Il a connu une mutinerie, fait face à la violence au quotidien et a dû se relever d’une grave agression personnelle. Ses tatouages, son goût pour le hard rock, mais aussi son goût pour la conceptualisation et ses multiples références sur l’art de la guerre, en font sans doute un personnage atypique dans le milieu pénitentiaire, au-delà duquel il a cherché à élargir son cercle relationnel. Il dévoile la réalité du métier, sans états d’âme sur son rôle de gardien en chef. Se plaçant du côté des mal aimés, les personnels de la “tentiaire”. Capable aussi de comprendre que la souplesse, une certaine empathie à l’égard des détenus favorise les équilibres fragiles de la prison. “Faire cohabiter surveillants et détenus dans un rapport de force tendu en permanence augmenterait le risque d’une explosion de violence à un moment donné”, dit-il. Son métier : le management appliqué à des situations extrêmes.

Le système carcéral est composé d’établissements spécialisés dans différents publics, des mineurs aux longues peines, répartis en fonction de leur dangerosité, en passant par ceux, les plus nombreux dans les maisons d’arrêt, qui attendent d’être jugés. Nous sommes ici dans une maison centrale sécurisée pour les détentions longues, donc réservée aux détenus dont les parcours n’offrent pas les gages suffisants pour bénéficier du régime plus ouvert des centres de détention. Cela n’empêche pas que pour la deuxième fois cette année, quelques détenus ont été autorisés à participer aux 20 kilomètres de Paris.

La mission
A l’intérieur, notre responsabilité est d’assurer la sécurité des biens et des personnes. Sur le plan de la sécurité publique, on nous demande de faciliter la réinsertion des détenus. Une personne qui sort de prison avec un contrat de travail, de formation, un hébergement à l’extérieur, est moins susceptible de récidiver.
Affecter une priorité à l’un ou l’autre de ces deux axes ? Il faut être volontariste à la fois en matière de sécurité et de réinsertion. L’institution pénitentiaire a vécu des périodes de crise. Depuis 2003 à peu près, on a fini par comprendre que les deux chantiers devaient être menés de front pour préserver les équilibres à l’intérieur des établissements. Nous sommes capables d’aller relativement loin en matière d’ingénierie de la sécurité, dans la vidéo surveillance, ou l’utilisation de certains projectiles, mais nous sommes tout aussi actifs en matière de réinsertion, avec par exemple les cours du Louvre régulièrement donnés dans notre enceinte, et un travail sur dix œuvres du musée qui donnera lieu à une exposition.

Principe de management 1 : l’anticipation
Un établissement pénitentiaire ressemble un peu à une ville, avec une police, une prison à l’intérieur de la prison, des lieux de culte, de travail. On nous demande de produire de la sécurité et de l’équilibre : cela suppose de manager cet ensemble avec doigté. Souvent, le directeur d’une maison centrale se retrouve dans la situation d’un dirigeant gérant un “profit warning” avec le souci de ne pas déstabiliser ses investisseurs. Il nous faut agir avec prudence pour annoncer de mauvaises nouvelles – restrictions nouvelles imposées par le ministère ou une fouille avec des chiens spécialisés dans la recherche de stupéfiants – décidées pour faire face à des abus. Pour éviter les remous, il faut préparer en amont ce type de décision. Par exemple, lorsqu’il a fallu annoncer la fin du régime des cellules portes ouvertes pendant la journée en 2003, nous avons fait un travail en amont d’explication et de concertation avec les détenus, pour se confronter à leur opposition avant la mise en œuvre effective. C’est un peu un jeu d’échecs, il faut réellement tenter d’anticiper trois ou quatre coups à l’avance ce que seront les réactions des détenus.

Principe de management 2 : la souplesse
Il faut toujours avoir peur d’une violence collective car les comportements de groupe sont totalement paradoxaux. Dans ces cas-là, nous avons des protocoles précis à appliquer pour rétablir l’ordre. Mais en situation normale, ma stratégie est de passer en souplesse, d’aller jusqu’au bout du dialogue avant, si nécessaire, de passer en force. Faire cohabiter surveillants et détenus dans un rapport de force tendu en permanence augmenterait le risque d’une explosion de violence à un moment donné. Dans L’Art de la guerre, Sun Tzu note que le déploiement d’un effort de guerre trop important est le prélude à son propre contraire. Appliqué à la gestion d’une prison, cela signifie que plus vous demandez au personnel d’être dur, plus vous aurez des détenus durs en face de vous. Les uns vont s’user, les autres glisser éventuellement dans la violence. L’objectif est d’arriver à maintenir un équilibre entre carotte et bâton, entre dialogue et affirmation de l’autorité publique.

Principe de management 3 : gérer les hiérarchies
Nous ne sommes pas dans le phalanstère de Fourrier. Les hiérarchies sont les mêmes qu’à l’extérieur. Certains ont plus de charisme que d’autres. Quand je fais venir un groupe de rock, une cinquantaine de détenus viennent assister au concert. Quand les quelques Corses détenus ici convient les Muvrinis, ils font un tabac et réunissent 200 détenus. Un parrain du milieu parisien garde sa qualité à l’intérieur, auprès des autres détenus s’entend. Car nous, nous travaillons à un nivellement par le bas pour faire comprendre aux caïds qu’ils n’ont plus les mêmes privilèges qu’à l’extérieur. Cela dit, l’individu en question a davantage de chance de ne pas se faire agresser qu’un gars qui est ici pour une affaire de moeurs. Les chefs du milieu ne sont pas arrivés à leur place par hasard. Lorsque ce n’est pas grâce à leur intelligence, ils ont été portés par leur intuition, leur roublardise ou leur violence. La loi pénale est dure mais elle protège les plus faibles. La loi du milieu est la loi du plus fort. Celui qui est au-dessus s’est imposé parce qu’il est plus violent, malin ou déterminé que les autres. Cela fait partie de notre travail de le comprendre et de prévenir les problèmes qui peuvent en découler.
Ces hiérarchies ont aussi leur utilité de notre point de vue. L’intérêt du détenu charismatique est d’avoir la paix. Il peut nous arriver de lui faire comprendre qu’en cas de désordre, nous risquons d’être plus intrusifs à son égard. La connaissance de ces hiérarchies nous a été utile lors de la mutinerie de 2001. Pour convaincre les quinze jeunes qui tentaient d’incendier le gymnase de revenir à la raison, les truands parisiens qui ne tenaient pas à quitter cet établissement qui les rapprochait de leur famille ont été mis à contribution.

Principe de management 4 : accepter les paradoxes
de management

Paradoxalement, une prison ne peut fonctionner qu’avec le consentement des détenus. Si demain la cour est bloquée, nous devrons déplacer un escadron de gendarmerie, soit une dépense de 35 000 euros. Cela ne peut se reproduire trop souvent. A moins de se trouver dans le cas d’une stratégie précise, comme lors de la réouverture de la centrale de Moulins, fermée pendant trois ans après la mutinerie de 1992. Pour faire accepter le niveau de discipline maximal que l’on nous demandait de mettre en œuvre, nous avons utilisé des moyens exceptionnels, et une compagnie de CRS était appelée en renfort toutes les semaines pour faire face aux mouvements de contestation organisés que la pression sécuritaire que nous exercions sur les détenus provoquait. L’addition des interventions répétées des forces de l’ordre est vite montée mais l’objectif était clair : trouver le point culminant théorisé par Clauzevitz : la force que vous mettez en place provoque une montée en puissance proportionnelle à la force opposée, qui permet ensuite d’engager une désescalade pour trouver un point d’équilibre acceptable par les uns et les autres. Mais faire dépenser 35 000 euros par semaine supplémentaires au contribuable en gestion courante, cela ne passe pas.

Le surveillant idéal
La déloyauté est rédhibitoire. L’une de nos surveillantes tombée amoureuse du neveu d’un truand que nous hébergeons ici s’est laissée corrompre et a été interpellée récemment. Il y a aussi les défauts que l’on peut combattre comme le manque de discernement. Les surveillants doivent savoir s’adapter au détenu qui leur fait face, sans être fatalement défensifs. Le dialogue enlève la peur. Cela suppose de parvenir à connaître un peu chaque individu. Un surveillant dénué de curiosité humaine, qui ne remarque pas les affinités entre deux détenus ou le mutisme subit d’un autre, l’agitation inhabituelle d’un troisième n’a pas sa place ici. Le surveillant idéal est celui qui perçoit bien l’aspect social de sa mission, en étant capable d’être un jour à l’écoute d’un détenu qui en a besoin et de se montrer ferme le lendemain avec un autre qui doit être rappelé à l’ordre. Il est demandé au personnel de parvenir à se mettre à la place des détenus pour essayer de les comprendre. Cela n’a rien de moral. Le fait de comprendre une détresse ou une solitude n’a rien à voir avec celui d’excuser, et cela facilite les rapports humains.

Les peines incompressibles
Nous pouvons être amenés à faire des recommandations techniques à l’égard de certaines mesures. La loi sur les peines incompressibles, abrogée à présent, qui permettait de condamner un détenu à la perpétuité avec trente ans de période de sûreté posait des problèmes. Les techniciens de la captivité ont expliqué qu’il était beaucoup plus compliqué de gérer un individu condamné à trente ans qu’à vingt ans de peine incompressible, même si dans les deux cas, le libellé est la perpétuité. Cela a été ramené à vingt-deux ans. Mais si demain, la barre est à nouveau relevée, sous la pression de l’opinion publique car c’est souvent à partir de là que naissent les lois, nous ferons en sorte de l’appliquer.

Les limites de la tolérance
On peut comprendre qu’un détenu puisse éprouver le besoin de fumer un joint entre ses quatre murs pour décompresser, mais lorsqu’il y a des flux financiers en circulation ou que des détenus bloquent les portes de leur cellule pour couvrir un trafic comme c’est arrivé récemment, nous agissons très fermement pour démanteler les réseaux. Nous avons décidé d’utiliser ici le portique millimétrique, dont le principe d’utilisation fait scandale dans les aéroports parce qu’il restitue une image du corps dénudé en trois dimensions. Un corps étranger placé à l’intérieur apparaît clairement sur l’image. L’appareil a été mis en place progressivement en augmentant peu à peu sa sensibilité, pour que les détenus s’habituent à sa présence.

La technologie et l’humain
Nous faisons toujours la distinction entre la sécurité passive offerte par les infrastructures, et la sécurité active, déployée par les personnels. Les caméras, les câbles, les radars hyper fréquences, il en faut. Dans certaines centrales, comme celle de Moulins, on peut parler de débauche de technologie sécuritaire. Le tout technologique a ses limites. Le facteur humain intervient toujours à un moment donné. S’il est défaillant, cela peut mettre en échec les moyens les plus sophistiqués. Ce serait le cas si, confronté à une tentative d’évasion, un surveillant en faction dans un mirador hésitait à prendre son arme et à tirer, après sommation. Encore une citation de L’Art de la guerre : “Ce ne sont pas les remparts qui défendent l’homme mais l’homme qui défend les remparts.” La technologie est utile à condition de travailler en même temps le comportement professionnel, l’aguerrissement, l’habituation au danger, la gestion du stress et, surtout, la prise de décision en situation dégradée, incendie, prise d’otage… Sinon, tout l’édifice peut s’effondrer.

La peur
Pour qui ne l’a pas vécu, lors d’une mutinerie, le degré de violence dépasse l’imagination. En principe, depuis 2003, ce danger-là est écarté. Les établissements disposent désormais de leurs propres unités d’intervention. Dans l’action, lorsque l’on est dans l’application d’un processus, la peur disparaît. Elle est plutôt rétroactive. Mais celui qui n’a pas peur est un malade mental. Est-ce que mes surveillants sont plus courageux que l’ouvrier qui va travailler en usine à 5 heures du matin ? Ce n’est pas certain. Ce qui compte ici, c’est la détermination à un moment donné et les bons réflexes dans les situations critiques. Nos personnels sont tellement formatés par leur mission qu’au moment où l’on a besoin d’eux dans un contexte de crise, même les mauvais deviennent bon. J’ai déjà vu des personnes très mal notées au quotidien accomplir des actes de bravoure remarquables. Le courage n’est pas une donnée stable. Parmi mes proches collaborateurs, certains sont très aguerris mais si un matin l’un d’eux est fragilisé par un drame personnel, il faudra en tenir compte car le courage habituel de cette personne peut se retourner contre elle ou disparaître.

L’expérience
Face à une crise grave, même au bout de vingt et un ans d’expérience, chacun est susceptible de perdre les pédales. Le fait d’être passé trois ou quatre fois à travers des situations critiques me donne une certaine tranquillité sur le fait de parvenir à gérer un certain degré de violence. Mais il y a toujours la possibilité de se retrouver face à des situations de tension inédites. Une collègue de la centrale de Lannemezan a eu affaire au cas de deux détenus qui ont tenté d’en décapiter un troisième. C’est inconnu en ce qui me concerne. L’expérience est donc essentielle et il ne faut pas rater l’occasion d’en tirer des leçons. Différents événements ont radicalement changé ma manière de travailler. Il y a eu une agression personnelle en 1992, à l’extérieur de la prison, perpétrée par des complices d’un caïd en détention, où l’on m’a roué de coups et taggé le mot “dead” dans le dos, puis plus tard mon divorce. Cette agression m’a fait évoluer dans l’attitude vis-à-vis des détenus vers plus de souplesse et de compréhension. Le divorce m’a rendu plus sensible à des situations de détresse personnelle, aux souffrances infligées par la solitude qui étouffe les détenus.

Vie privée, vie professionnelle
La priorité absolue, c’est la vie personnelle, la famille et les enfants. Le travail est omniprésent – 10 à 12 heures par jour de présence dans l’établissement -, il faut faire en sorte qu’il ne vous absorbe pas entièrement. Je ne suis pas sur le même registre que le policier obsédé 24 heures sur 24 par la traque d’un criminel. Sur le plan social, il faut s’efforcer d’ouvrir le cercle. Avant mon divorce, tout mon entourage, y compris ma femme, venait du milieu pénitentiaire. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Mon épouse est avocate.

Enjeux
Un sujet prioritaire pour l’avenir concerne le maintien des liens familiaux. La sanction pénale prive le détenu de sa liberté, mais notre fonction n’est pas de l’empêcher de voir sa femme et d’avoir une vie de famille. On sent bien la différence entre pays de tradition catholique où la punition a longtemps été synonyme de souffrance du corps et de l’esprit et pays anglo-saxons protestants où la sanction se limite à la privation de liberté. Il faudrait parvenir à en finir avec cette dualité. La vie en prison a souvent été axée autour de la vie en cellule. Une réponse possible, pour mieux réadapter les détenus, est de favoriser une vie collective, en dehors de la cellule. Ce que nous pratiquons ici. Les détenus, sauf ceux qui ne le souhaitent pas, passent la journée en dehors de leur cellule et ne la réintègrent que pour manger et dormir. C’est possible avec 230 détenus et une personne par unité, ce qui est la règle dans les centrales. Les problèmes de surpopulation éventuels sont le fait des maisons d’arrêt. Mais en 2015, le parc de prisons ne sera plus composé que d’établissements construits après les années 1980, avec des cellules équipées de toilettes cloisonnées, et pour plus d’un tiers d’entre elles, de douches. L’image de la cellule avec six détenus qui s’entassent et les toilettes à la vue de tout le monde n’aura plus lieu d’être.

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Publié le 29/04/2012 @ 15:05  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le votre?   Prévisualiser  Imprimer l'article 

GREVES DES SURVEILLANTS - par james

Grève dans les prisons : déclaration des maires de Fleury-Mérogis et de Fresnes
 
 
David DERROUET, Maire PS Fleury-Mérogis et Jean-Jacques BRIDEY, le Maire PS de Fresnes s'insurgent contre la répression du Gouvernement sur les agents pénitentiaires en grève.
 


Dans toute la France et depuis plus d'un mois, les surveillants pénitentiaires manifestent pour de meilleures conditions de travail, une augmentation des effectifs mais également des salaires. Le Maire de Fresnes comme le Maire de Fleury-Mérogis dénoncent la répression violente du Gouvernement.


Depuis des années, la politique menée par l'UMP vise à augmenter les heures supplémentaires pour combler le manque d'effectifs au sein des Maisons d'Arrêt et des centres pénitentiaires.


Pour Fleury-Mérogis comme pour Fresnes, les surveillants manquent d'effectifs criants face à la surpopulation carcérale, surpopulation liée notamment à un manque de structures alternatives aux prisons, mais également liée à la politique du tout répressif qui est un échec majeur puisque les violences aux personnes ont augmenté de 40% sous la Présidence de Nicolas SARKOZY.


Il s'ensuit de réelles difficultés pour les surveillants comme pour les détenus.


La fatigue engrangée dans un métier où la pénibilité du travail est forte cumulée avec un manque d'effectifs ont conduit à une augmentation des produits illicites qui sont rentrés dans les prisons (armes, stupéfiants, portables...).


Devant cette situation et à juste titre, les agents pénitentiaires, mais également les organisations syndicales FO et CGT dénoncent l'insécurité qui s'accroit au sein des prisons et la tension qui monte entre les détenus et les surveillants.


 Comme le soulignent à juste titre les organisations syndicales, les surveillants ne peuvent également plus assurer la sécurité des jeunes détenus confrontés à certaines personnes dont le profil pénal ou pathologique est particulièrement dangereux.


Cette situation dramatique, connue de toutes et tous, relatée dans le rapport de l'observatoire des prisons en France mais également par Jean-Marie DELARUE, Contrôleur général des lieux de privation et de liberté est devenue insoutenable.


Nous ne pouvons qu'être scandalisés devant la complicité du Ministère qui passe sous silence cet état de fait, comme les suicides de surveillants et de détenus.


Devant l'urgence de répondre  à l'échelle nationale aux revendications légitimes des syndicats, devant l'urgence de remettre à plat la réforme des prisons, devant l'urgence d'engager une véritable réforme de la Justice, nous appelons tous les élu-e-s à soutenir avec force le mouvement engagé par les agents pénitentiaires qui subissent aujourd'hui une répression violente de la part du Gouvernement.



David Derrouet
Maire
PS
Vice-Président de l'agglomération du Val d'Orge

 

 

 

 

Jean-Jacques BRIDEY

Maire PS de Fresnes

Vice Président du Conseil Général du Val-de-Marne

 

 

 

 

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Publié le 26/04/2012 @ 23:16  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le votre?   Prévisualiser  Imprimer l'article 

La revolte gronde dans les prisons...Force Ouvriere lance un ultimatum - par james

Le personnel pénitentiaire ne lâche rien

L'occasion était trop belle. Hier, après quinze jours de grogne, le conseil d'administration de l'École nationale de l'administration pénitentiaire (Enap), à Agen, représentait pour le syndicat FO l'assurance de croiser Henri Masse, le directeur de la pénitentiaire.

« Ça fait deux semaines que les collègues sont dehors à faire des blocages. L'administration n'a pas pris la peine de les écouter. Quel manque de considération ! », lâche Dominique Gombert, délégué régional FO basé à l'Enap.

Un comité d'accueil d'une trentaine de manifestants venus d'Agen, Eysses, mais aussi Seysses, Muret, Toulouse, Lannemezan, Pau, Neuvic ou Périgueux entendait interpeller Philippe Astruc, directeur de l'École et surtout Henri Masse, ancien préfet de Lot-et-Garonne et actuel grand patron de la pénitentiaire.

« Misère des personnels »

Prévu pour débuter à 10 h 30, le conseil d'administration a été retardé. Une délégation, en effet, a été reçue par Henri Masse qui, en période de réserve, n'a pu s'exprimer à l'issue d'un entretien dont les représentants syndicaux FO, soutenus par la CGT-SPS mais pas par le syndicat national majoritaire Ufap, sont sortis désabusés.

Ils demandaient « de l'écoute ». À les croire, ils n'ont reçu que du « mépris ». Ils ont tout de même fait passer leur message, dénonçant le gel, six années durant, des salaires des élèves en sortie d'école et les difficultés qu'ils rencontrent à se loger dans les grandes villes.

Omar Kaabeche, secrétaire adjoint FO à l'Enap, a évoqué les moyens insuffisants pour mener à bien toujours plus de missions, la dernière en date étant celle des extractions judiciaires. Thierry Dumonteil et Christian Colla, délégués syndicaux FO à Bordeaux et Toulouse, ont évoqué « la misère dans laquelle se trouvent les personnels en tenue », demandant une égalité de traitement avec les policiers et gendarmes, et se sont plaints de « l'absence de ligne directrice de l'administration ».

Tous ont d'ores et déjà prévu de poursuivre le mouvement. Mercredi ou jeudi, une nouvelle action pourrait avoir lieu dans le département. Cette fois, à Agen.


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Publié le 14/04/2012 @ 10:01  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le votre?   Prévisualiser  Imprimer l'article 

la revolte des surveillants - par james

Des échauffourées ont eu lieu jeudi matin entre policiers et surveillants de prison lors du blocage de l'accès à la maison d'arrêt de Colmar. Selon des responsables syndicaux, les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes et de matraques. Une femme, touchée à la tête en tombant, a dû être hospitalisée. Les manifestations de surveillants de prisons, qui réclament plus de moyens, ont repris un peu partout en France avec des barrages devant certains établissements et des visites aux QG de campagne des candidats à la Présidentielle.

"On bloquait l'établissement depuis 06h30 mais ça s'est très mal passé avec les forces de l'ordre", a expliqué David Daems, délégué régional FO pénitentiaire. "Ils ont fait usage de la force alors qu'on était mains nues et qu'on faisait preuve d'inertie: on a été gazé, matraqué. Une collègue a même dû être hospitalisée, elle a perdu connaissance après une chute", a-t-il ajouté.

David Daems a précisé que plusieurs autres surveillants avaient été sérieusement incommodés par les gaz lacrymogènes et avaient reçu des coups.

Une vingtaine de policiers du commissariat de Colmar sont intervenus vers 9h30.

Les prisons de Toulouse-Seysses, Meaux-Chauconin, Annoeulin (Nord), Arras et Longuenesse (Pas-de-Calais), Laon (Aisne) ou Liancourt (Oise) ont également été bloquées jeudi matin.

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Publié le 13/04/2012 @ 00:14  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le votre?   Prévisualiser  Imprimer l'article 
 
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Note n°12 par Strasbourg le 29/10/2010 @ 20:31
    *  http://fopenitentiaire-grand-est.e-monsite.com

Bravo pour ce site. Il est complet et fonctionnel. Continuez à faire vivre votre région Pénitentiaire sur la Toile.

Amitiés

DAEMS David

Secrétaire Régional FO

Alsace Franche Comté.

 

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